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Festival Frye — Programme Scolaire-jeunesse

Posté le 07/05/2015

Logo du Festival FryeLogo du Festival FryeUn aspect capital du Festival Frye est la reconnaissance publique du travail d’écriture des jeunes personnes. Faire sentir aux jeunes personnes que leur démarche langagière s’inscrit dans un ensemble plus grand que leur classe, plus grand que leurs relations immédiates.

Sports (freedesignfile.com)Sports (freedesignfile.com)Depuis plusieurs années, j’explique souvent une problématique scolaire. Lorsqu’une jeune personne apprend à pratiquer un sport, il y a des joutes, des parties, des tournois, des compétitions. Les jeunes peuvent rêver de participer aux Jeux olympiques ou bien faire partie d’une équipe professionnelle.

Arts
(doverchamberofcommerce.
homestead.com)Arts (doverchamberofcommerce. homestead.com)Même chose lorsqu’on apprend la danse, le chant, le théâtre, la peinture et autres beaux-arts. Il y a une finalité publique éventuelle avec un récital, une exposition, un concert. Il y a des compétitions et des tournées. Les jeunes peuvent rêver faire partie de troupes professionnelles, de fonder un groupe ou d’exposer leurs œuvres dans des galeries ou musées.

Sciences (feyder.fr/2014/feyderSciences)Sciences (feyder.fr/2014/feyderSciences)Même l’apprentissage de la science permet l’exposition des projets en fin d’année, la participation aux concours de science, le rêve de faire partie d’équipes de recherches, d’œuvrer au sein de grands laboratoires, de lever le voile sur des aspects inconnus, d’effectuer des découvertes, d’inventer de nouveaux procédés.

Littérature (www.cndp.fr)Littérature (www.cndp.fr)Mais, lorsque les jeunes apprennent à lire et à écrire, on ne leur dit pas systématiquement qu’avec cet apprentissage on peut devenir poète ou poétesse, journaliste, scénariste, dramaturge, traducteur ou traductrice, blogueur ou blogueuse, écrivain ou écrivaine, auteur ou auteure. On fait peu référence aux concours littéraires. On n’encourage pas de façon systématique l’appropriation publique de la parole par les jeunes personnes.

Et c’est notamment sur ces aspects que notre ACLJ œuvre depuis septembre 2003 en plus de notre dimension de partage intergénérationnel et d’échanges transfrontaliers.

Programme Scolaire-jeunesse du Festival Frye

Le cas du Festival Frye n’est certainement pas identifiable à la problématique du manque de reconnaissance de la valeur publique de l’expression des jeunes personnes. Bien au contraire.

De façon systématique, ce festival ouvre grand la porte à l’expression des jeunes, de la maternelle à la fin des études secondaires. On ne peut qu’applaudir chaleureusement tous les efforts déployés.

Un programme bien garni

 

Source Festival Frye.Source Festival Frye.

  • Imagination à l’œuvre (maternelle à la 4e année) 
    • Cette activité permettait une exposition littéraire et artistique pendant une semaine à la bibliothèque publique de Moncton puis une autre semaine dans l’entrée du siège social d’Assomption Vie (le plus grand édifice de Moncton).Photo Festival Frye.Photo Festival Frye.

 

 

 

  • Écrivains en herbe (5e à 8e)
    • Les écoles ont sélectionné leurs meilleurs talents qui suivant la sélection du jury du Festival Frye sont venus lire leurs textes lors d’une activité publique tenue au Café du Delta Beauséjour.

 

  • Café Underground (9e à 12e)
    • Dans un billet précédent, j’ai traité de cet événement. « Une soirée de mots et de musique pour les élèves du secondaire. L’événement littéraire pour jeunes le plus cool en ville! Le Café Underground est une soirée de performance qui met en vedette de jeunes auteurs de prose, de poésie et de chansons qui partagent leurs créations avec le public. » Les lauréats du concours provincial de rédaction (voir lien ci-dessous) lisent leur texte au grand public. 
  • Frye Académie VI (9e à 12e)
    • Une activité permettant à des ados de lire divers textes, de poser un jugement et de défendre leur jugement sur des œuvres écrites par des auteurs publiés. Le groupe d’ados remet un Norrie (statuette de Northrop Frye) à l’auteur ou auteure de l’œuvre primée.
    • Cette année, les œuvres en lice étaient
      • Aime-moi de Véronique Marcotte 
      • Cures for Hunger de Deni Y. Béchard 
      • Bone & Bread de Saleema Nawaz
      • L’Orangeraie de Larry Tremblay 
  • Concours provincial de rédaction (9e à 12e)
    • « Le concours de rédaction est une occasion unique pour les jeunes auteurs en herbe de faire valoir leurs talents » (voir l’entrée précédente Café Underground.)
    • Catégories
      • Texte d’opinion
      • Essay Writing
      • Dramaturgie
      • Drama
      • Création littéraire
      • Short Story
  • Écrivains en milieu scolaire (maternelle à 12e)
    • « Depuis la création du Festival en 2000, plus de 100 000 élèves des écoles primaires et secondaires du Nouveau-Brunswick ont eu l’occasion d’interagir avec les auteurs invités au Festival. Ceux-ci se rendent dans les salles de classe pour y lire des extraits de leurs œuvres, animer des ateliers et faire découvrir le pouvoir de l’écriture. » Dans un billet précédent, j’ai eu l’occasion de présenter deux de ces présentations.

Le monde littéraire

À ma connaissance, il n’y a pas d’équivalent aussi englobant que le Festival Frye pour les jeunes de tout âge ailleurs dans le monde de la littérature ou de l’éducation.

Je me remémore la réaction des professeurs et collègues d’études lorsque j’ai présenté les activités de notre ACLJ à une réunion au Département d’études françaises de mon université alors que j’y effectuais des études de maîtrise : « ce n’est pas de la littérature » m’a-t-on exprimé bien clairement. Je n’y ai d’ailleurs pas trouvé de professeur prêt à me soutenir pour entreprendre une étude de l’ACLJ.

Même chose pour un projet de contact de toutes les directions des départements d’études françaises ou d’études francophones des universités du Québec et du Canada, une étude financée par la Francophonie des Amériques. Seulement deux directeurs de ces départements ont été enthousiasmés par l’idée de collaboration proposée (un en Nouvelle-Écosse et un à Terre-Neuve), et mon propre département a aussi accepté, mais sans enthousiasme. J’aurais peut-être dû passer par les départements d’éducation pour être mieux reçu.

Logo CIÉFLogo CIÉFJ’ai pourtant effectué une communication intitulée « À la croisée de l’imaginaire individuel et de l’imaginaire collectif : une approche éducationnelle psychosociologique pour l’ouverture sur une littérature collective de voix émergentes » lors du Congrès 2010 du Conseil International d’Études Francophones (CIÉF) dans le cadre d’un atelier sur les ressources innovantes en littérature (multimédia), voir p. 38 du programme.

À ce colloque, j’ai présenté le fait que malgré toutes les ouvertures à diverses voix au sein de la littérature, littérature au féminin, littérature postcoloniale, littérature LGBT et autres ressortissantes de la soi-disant paralittérature (bande-dessinée, fan-fiction, policière…), il existe encore une littérature de voix émergentes qui est systématiquement exclue de la République des lettres : la parole des jeunes personnes. Il existe une forte poussée de la littérature jeunesse, mais elle demeure principalement produite par des adultes, très souvent avec un objectif éducationnel plus ou moins relié aux intérêts des jeunes personnes.

Notre ACLJ préconise une littérature pour et surtout par les jeunes. Il s’agit donc, à titre d’adultes, de favoriser l’expression des idées, des sentiments, des envies, du vécu ou de l’imaginaire des jeunes personnes. Les aider à découvrir les outils qui leur permettront de s’exprimer de façon autonome. C’est d’ailleurs l’objet du Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry, d’exposer la dichotomie entre la vision adulte et la vision infantile.

Photo ACLJPhoto ACLJMieux encore, comme l’a constaté notre fondateur Didier Calvet au cours de ses études et de sa carrière professionnelle de psychomotricien et d’orthopédagogue, c’est en visualisant sa pensée écrite, à l’écran ou à l’imprimé, une pensée que d’autres peuvent lire, que la jeune personne, ayant des difficultés d’apprentissage ou non, établit un nouveau lien face à l’expression langagière. Un nouveau rapport qui stimule l’envie de pousser plus loin la démarche d’apprentissage de l’utilisation de la langue. Pour pouvoir s’exprimer, il faut vouloir apprendre comment faire.

Et là, on rejoint un constat de Robert Melanson et son équipe à la librairie La Grande Ourse : « Le livre est un instrument de survie de la langue et aussi la meilleure façon de contrer l’assimilation. Parce que quelqu’un qui sait lire et écrire en français n’est plus assimilable » (voir un billet précédent.)

Ce qui m’amène à citer, à titre de conclusion, deux lauréates du concours provincial 2015 du Festival Frye, dont la perspective historique est complémentaire :

Photo Festival FryePhoto Festival Frye« [C]omment savoir où l’on va si on ignore d’où l’on vient? Comment se concentrer sur le présent lorsque le passé nous retient? »
Éméraldine Libert, « D’hier à demain »
1er prix pour son texte d’opinion au Festival Frye 2015

 

Photo Festival FryePhoto Festival Frye« The past can only teach you so much, and eventually you need to apply what you’ve learned and create a new history for all the generations after you to study and learn from. »
Laureen Mullaly, « Present Values of the Past »
1er prix pour Essay Writing au Festival Frye 2015

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